
En effet, la désectorisation, l’ouverture aux structures privées ouvraient la boite de Pandore.
Nous apprenons l’ouverture de nouveaux sites, une grande fédération annonce sa volonté d’étendre ses activités, jusqu’alors exclusivement rurales, aux villes, signant des conventions avec différents partenaires.
De petites associations locales vont, bien sûr, être écrasées mais l’avenir n’est pas plus clair pour ce qui concerne les structures communales ou communautaires.
En effet, les C.C.A.S. ou C.I.A.S. qui gèrent ces services n’ont pas les mêmes charges financières, leur personnel a le statut « Fonction Publique », pour la plus grande part en C.D.I. En cas de diminution d’activités, due à la concurrence, ils ne peuvent réduire leur personnel, et les Conseillers généraux n’acceptent pas, en général, un prix d’heure d’intervention à son coût de revient réel.
En même temps, devant l’augmentation des demandes d’intervention, les plans d’aide APA compriment les temps d’intervention ramenés, de plus en plus souvent, à la demi-heure, les temps de déplacement dépassant, quelques fois, les temps d’intervention eux-mêmes…
Les C.C.A.S.- C.I.A.S. vivent le paradoxe de travailler plus pour gagner moins !
Fort heureusement, dans la boite de Pandore, il restait l’espérance !
Espérance que le but de chaque association ou structure privée, ne dérive pas vers la seule volonté d’hégémonie et de rentabilité, mais retrouve notre souci premier et commun : le bien être des Personnes Agées dépendantes à leur domicile.
Yves BOURY
Vice-président du C.I.A.S.
Communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne


